Entete Eilenroc

Construite sur un rocher au milieu d'une nature quasi désertique, il aura fallu tout le talent et la patience de Jacques Greber, architecte-paysagiste, consultant pour l'exposition universelle de New-York en 1939, appelé par M. Beaumont, pour composer et restructurer cet eden exotique de 11 hectares et lui donner toute sa splendeur.
Ces jardins à la végétation luxuriante, surplombent la mer d'une trentaine de mètres et offrent un panorama sur la baie du Cap.
Complanté d'espèces traditionnelles du paysage méditerranéen, (pins maritimes ou parasols, pins d'Alep ou des Canaries, cyprès, chênes verts, oliviers, arbousiers, lavandes, thyms, romarins, eucalyptus, ficus...) auxquelles s'ajoutent 3 kms de haies de pittosporums, toute une partie du parc a été reconstituée avec les éléments rencontrés traditionnellement sur les propriétés horticoles de la région d'Antibes dans les années 1920.

Découvrir la roseraie

Sur un terrain d'environ 1650m², le potager et le petit jardin de plantes aromatiques et de fleurs à couper permettaient, à l'origine, à la maîtresse de maison, qui les entretenaient, d'enrichir l'ordinaire de la vie familiale.
C'est sur cet emplacement et dans le souci de revivre la tradition et le savoir-faire horticole qui a fait d'Antibes "la capitale de la Rose" pendant des années, que la Ville a souhaité transformer ce jardin en roseraie.
Les 1760 plants nécessaires ont été gracieusement offerts à la Ville par deux fameux rosiéristes antibois, Meilland et Fazari. Des variétés prestigieuses ont été plantées : Catherine Deneuve, Philippe Noiret, Marcel Pagnol, Christophe Colomb, Princesse de Monaco (Ets Meilland) et Brazzero, Eve, Ivoirine, Majestic, Pramila (Ets Fazari).

Une oliveraie...

50 oliviers pour les enfants de l'an 2000 : c'est par cette opération qu'à débuter la reconstitution de l'oliveraie de la Villa Eilenroc. Pont symbolique entre le passé et l'avenir, ces oliviers ont été plantés en l'honneur des enfants nés durant cette année du second millénaire. Depuis cette date, une première huile a déjà été recueillie et mise en bouteille.

...et un écomusée

L'ouverture de l'écomusée complète la création de l'oliveraie et de la roseraie pour former un ensemble cohérent et conforme à la volonté de Mrs. Beaumont de voir "...cette institution...se consacrer à des activités d'intérêt général et municipal, de type culturel et touristique...".
Installé dans une habitation datant des années 20, il était, à l'origine, habité par une famille de cultivateurs qui élevait du bétail pour la consommation personnelle de la famille Beaumont.

Cette maison a bénéficié d'une restauration qui se décompose en deux phases. La première phase constituait en la rénovation de la toiture en tuiles rondes provençales et de la façade en chaux.
La deuxième phase a été consacrée à l'aménagement intérieur. Il a fallu restituer l'aspect original du début du siècle avec des matériaux modernes permettant d'accueillir les visiteurs dans des conditions optimales de sécurité et de confort.
Quatre pièces composent cette petite maison.

  • la première pièce, la plus grande, est consacrée à la culture de l'olive dans la région antiboise et plus généralement méditerranéenne. Un très grand panneau est réservé à des textes, tandis que les illustrations représentent le moulin de l'Ilette en 1950 et le quai d'embarcation des jarres à huiles dans les années trente.
  • la seconde pièce complete la première sur la culture de l'olive en offrant des représentations en grand format de pressoir, d'ouvriers agricoles et de scènes de cueillette de l'olive. Cinq autres cadres représentent les plans et vues du moulin à huile de Saint Charles en 1920 et les plans de la propriété assorti d'une vue d'Eilenroc en grand format.
  • la troisième pièce est davantage consacrée à la vie dans la propriété autour des années trente avec des photographies de groupes de résidents et invités accompagnant Madame BEAUMONT.
  • la dernière pièce propose une rétrospective en textes et en images du travail des ouvriers agricoles au sein de la propriété.

A l'extérieur, sont exposés un cabriolet remis en état, datant vraisemblablement des années cinquante, une charrette de transport de paysans, un très original "Lister Auto-truck", sorte de tracteur des années 1920, et une couveuse à poussins du début du siècle .

Tous les objets qui sont exposés dans l'écomusée ont été trouvés sur la propriété et restaurés par les services de la Ville. Les collections d'objets sont appelées à évoluer et permettre ainsi aux enfants des écoles de découvrir ce patrimoine naturel et d'y réaliser des projets pédagogiques liés à l'environnement.

Votre contact
Villa Eilenroc
460, avenue L.D. Beaumont, 06160 Juan-Les-Pins. Tél. 04 93 67 74 33
Horaires d'ouverture des jardins
Tous les mercredis de 14h à 17h
Les 1er et 3e samedis de chaque mois de 14h à 17h
Entrée 2 €. Gratuité pour les enfants – 12 ans

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