Avec son charme suranné, avec ses prises de position inconditionnelles, avec sa volonté de convaincre, d’informer, de rassurer, la carte postale c’est, depuis plus de cent ans, la souveraine de la permanence au royaume de l’éphémère.
C’est cet univers que vous propose d’explorer le musée de la carte postale, basé sur le prêt d’une collection privée et animé par une équipe de bénévoles passionnés.
Ouvert du mardi au dimanche inclus de 14h à 18h, fermé le lundi.
Prix d'entrée : 3,50€, groupe (à partir de 10 visiteurs) : 2,50€, gratuit pour les moins de 12 ans.
EXPOSITION TEMPORAIRE DU 1er AVRIL AU 30 JUIN 2008 « LE TEMPS DES CERISES »
En bref : Présentation de plus d’une centaine de cartes postales de 1900 à 1920, mettant en scène la cueillette des cerises et les cerises elles mêmes vues par des artistes peintres, des illustrateurs, des photographes.
Plus d’informations :
Avant 1914 la majorité des Français vivent en milieu rural. Ils évoluent au plus près de la nature, bénéficiant de leurs propres récoltes potagère ou fruitière qui varient au fil des saisons. Quand arrive le temps des cerises, qui sont en quelque sorte les premiers fruits rouges de l’année que l’on peut déguster, c’est déjà un instant privilégié.
Sans vouloir remonter jusqu’à la Belle Epoque, celle ou celui qui dans son enfance n’a jamais eu l’occasion de récolter des cerises sur l’arbre, ignore un des plus grands plaisirs de l’existence.
En effet, les mots sont faibles pour décrire le bonheur que l’on peut éprouver au printemps de la vie, face à un cerisier majestueux couvert de fruits rouges et rutilants. A la saison des cerises toute la nature est en fête et c’est là, au pied de l’arbre, que commence une véritable aventure. Il va falloir l’escalader, ce qui constitue un jeu acrobatique pour un enfant, beaucoup plus passionnant que les portiques des bains de sable au parcours cent fois répété et archi connu. Rechercher des prises et des points d’appui, progresser sur les branches maîtresses, parmi les rayons du soleil qui forment un véritable kaléidoscope de lumières à travers les feuilles, faisant briller les fruits rouges. Pour un petit garçon, c’est jouer à Tarzan.
Une fois installé au bon endroit la première cerise cueillie sera la première mangée. Le fruit éclate dans la bouche, libérant son jus délicieusement sucré et sa pulpe charnue. Une vraie révélation. On en croque d’autres encore et encore. Mais il faudra bien se mettre à cueillir. On rempli le panier d’osier où les cerises viennent s’accumuler comme des billes écarlates. On en déguste à nouveau. On se lèche les doigts remplis de jus sucré. On cueille des cerises doubles pour se faire des pendants d’oreilles. Tous les enfants qui ont participé à des cueillettes de cerises ont fait cela. Les heures s’écoulent, les paniers se remplissent et enfin, le ventre rassasié on redescend de cet arbre. On aura eu une première approche de ce que peut être le bonheur d’un instant parfait en pleine communion avec la nature et ce qu’elle a de meilleur à nous offrir.
Pour des enfants, ces instants inoubliables vont trouver leur prolongement lorsqu’ils offriront une partie de leur cueillette à des parents, à des amis ou à des voisins. Car le réflexe lorsqu’on vous tend un panier de cerises consiste à en goûter une immédiatement et à remercier le donateur. Ainsi le travail des enfants se trouve valorisé, et leur permet de découvrir ce que peut être le plaisir de faire plaisir.
Le temps des cerises, c’est également une chanson. Les paroles furent écrites par Jean-Baptiste CLEMENT en 1866. La musique est d’Antoine RENARD. A l’origine il ne s’agissait que d’une simple chanson d’amour. Mais Jean-Baptiste CLEMENT républicain et socialiste eut maille à partir avec le pouvoir en place et fut condamné à l’exil pendant plusieurs années.
A son retour il ajouta une dédicace à sa chanson : « A la vaillante citoyenne Louise, l’ambulancière de la rue de la Fontaine au Roi, le dimanche 28 mai 1871 ».
C’est ainsi que cette œuvre sentimentale allait devenir un véritable hymne révolutionnaire dans le monde ouvrier et plus particulièrement chez tous ceux qui avaient participé activement aux évènements de la Commune de Paris.
Pour toutes ces raisons de 1900 à 1914, les cerises seront largement représentées sur les cartes postales : cueillettes, séries amoureuses où le galant prend tous les risques pour offrir une poignée des cerises à l’élue de son cœur, scène enfantines avec chapardage ou confection de pendants d’oreilles, et visions suggestives où de belles créatures portent délicatement à leur bouche des fruits aussi rutilants que leurs lèvres entrouvertes.
Qu’il s’agisse de la nostalgie de l’enfance ou de l’indicible fuite du temps qui s’écoule, quantité d’artistes illustrateurs ou photographes, connus ou méconnus, nous ont livré chacun avec leur style et leur personnalité une évocation des cerises, sur ce modeste mais très populaire support que constitue les cartes postales illustrées.
Le temps des cerises méritait bien cette cueillette de documents qui nous évoquent des instants d’un bonheur lointain et presque irréel.
Christian DEFLANDRE
Du 1er juillet au 30 septembre, exposition temporaire Miss Liberty.
Exposition de cartes postales du début du 20e siècle sur la Statue de la Liberté. Mais également à titre exceptionnel présentation de créations datant de 1986 créées pour fêter le centenaire de Miss Liberty.
Depuis plus d’un siècle les millions d’immigrés arrivant à New York en bateau ont eu comme première vision des Etats-Unis, la Statue de la Liberté éclairant le monde.
Cette œuvre du sculpteur Bartholdi, soutenue par une armature métallique due à Gustave Eiffel a nécessité la pose de 300.000 rivets, s’élève à 90 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Lors de son inauguration officielle le 28 octobre1886 elle constituait la plus haute construction de l’époque. Mais sa réalisation ne s’est pas effectuée sans rencontrer de nombreuses difficultés.
L’idée même de la Statue de la Liberté est née en France. C’est Edouard Lefebvre De Laboulaye, professeur de droit et Président de l’Union Franco-américaine, grand admirateur des Etats-Unis et de leur Constitution qui avait déclaré en 1865 «Les Etats-Unis ont plus de sympathie pour nous qu’aucun pays Européen». Et s’avisant que l’Amérique devait fêter le centième anniversaire de son indépendance il exprima le vœu que pour commémorer cet évènement «un monument soit édifié en commun par nos deux pays».
L’Union Franco-américaine lança un appel de fonds publics dès 1875 à Paris. La France devait offrir la statue, les Américains devaient financer le piédestal.
Pendant ce temps Bartholdi travaillait à la confection de la statue qui fut achevée en juin 1884, et arriva à New York le 17 juin 1885.
Or le piédestal devant recevoir la statue n’était pas encore financé ! C’est grâce à un article du journaliste Joseph Pulitzer, publié dans le journal World que les fonds nécessaires purent être réunis. Le 22 avril 1886 la dernière pierre du piédestal était posée et Miss Liberty allait pouvoir être mise en place sur l’île de Bedloe à l’entrée du port de New York.
Ce qui constituait à l’origine une démarche assez conventionnelle, offrir un cadeau destiné à sceller l’amitié entre deux pays, prit soudain une autre dimension.
Pour les Américains cette statue est véritablement devenue un symbole de liberté.
Ils se la sont tellement appropriée qu’elle représente le reflet de l’Amérique à elle seule.
Enfin pour des millions de gens à travers le monde désireux de conquérir leur propre liberté, elle peut être un rêve, ou encore symboliser la «Mère des exilés», dès l’instant où ils ont eu la possibilité d’atteindre l’Amérique pour y commencer une nouvelle vie.
Inutile de préciser qu’avec un tel rayonnement, la Statue de la Liberté a fait le bonheur de l’imagerie populaire et des éditeurs de cartes postales qui nous la proposeront sous tous ses angles, sous tous ses aspects, de jour, de nuit, en été comme en hiver.
En ce qui concerne les artistes travaillant à la conception des cartes postales Miss Liberty a été représentée dans les situations les plus extrêmes, de la plus classique à la plus extravagante.
Plus particulièrement en 1986, alors que l’Amérique fêtait le centenaire de Miss Liberty, on a pu assister à une production intense d’images consacrées à la célèbre statue où la fantaisie et l’humour sont omniprésents.
Si le Musée de la Carte postale vous présente habituellement des documents datant du début du 20e siècle, ce qui est le cas dans cette exposition temporaire, à titre exceptionnel il vous fera également découvrir de très nombreuses créations datant de 1986, où vous pourrez constater que la Liberté éclairant le monde n’a pas perdu une once de sa valeur symbolique.
Créé en novembre 2004 à l’initiative de l’association Notre Ecole, que préside René Pettiti, ce musée unique en son genre permet aux anciens de retrouver leurs histoires et aux jeunes de découvrir l’Histoire.
Le décor ? Une salle de classe d’antan reconstituée à l’identique.
A découvrir, des objets d’autrefois, des cartes géographiques, des livres mais aussi des dizaines de photos de classes où chacun pourra se retrouver.
Le programme des animations
Programme des activités de l’association Notre Ecole
pour le 2e semestre 2008
Samedi 5 juillet sortie de la journée «Une journée authentique dans l’arrière pays niçois au travers des métiers d’autrefois».
Visite du patrimoine existant de Roquestéron, du moulin à huile de Gilette et du musée Lou Ferouil.
Samedi 13 septembre sortie en car de la journée pour visiter deux étonnants villages italiens, Ceriana, le vilolage des Pénitents, et Triora, le village des sorcières, avec la visite du Musée de la sorcellerie et des traditions ethnographiques.
Samedi 20 et dimanche 21 septembre participation aux Journées du Patrimoine, visites guidées du musées et animations.
Samedi 11 octobre 10e Certificat d’études souvenir à l’école Paul Arène.
Samedi 15 novembre à la salle des associations, cours Masséna, diaporama par Jacques Drouin, «Sur la route de la soie de Samarcande aux montagnes du Tadjikistan».
Ouvert du 1er octobre à fin mai, les samedi et dimanche
de 14h30 à 17h30
Entrée gratuite