Mer et Littoral La protection du milieu marin

La protection du milieu marin et des eaux de baignade

Le milieu marin, une riche biodiversité

Patrimoine naturel de qualité et peu altéré. L’intégralité de notre littoral fait l’objet d’une proposition de classement en Natura 2000 (http://www.paca.ecologie.gouv.fr), due notamment à la présence d’un herbier de posidonie, véritable poumon et pouponnière de la Méditerranée ainsi qu’à de très riches massifs corraligénes bien connus des plongeurs.
En outre, plusieurs zones ont été répertoriées à l’inventaire du patrimoine naturel, réalisé par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, comme particulièrement intéressantes au niveau faunistique et floristique:

- Cap Gros Zone importante de passage de poissons pélagiques (thons, liches, sardines, anchois) et d’une grande richesse en vestiges archéologiques,
- Anse du Croûton richesse floristique du plus haut intérêt, herbier de Posidonie affleurant, présence de Caulerpa profilera et de pénicillus mediterraneus, algues très rares.

Une cartographie des biocénoses marines a été réalisée dans le cadre du contrat de Baie d’Antibes à Cap d’Ail. Ces cartes permettent de visualiser très précisément les différents types d’écosystèmes rencontrés de 0 à 50 m de profondeur sur nos côtes:


Maîtriser les pollutions urbaines

eauxuseesLa qualité du milieu marin est intimement liée aux apports continentaux. Il s’agit de lutter contre ces pollutions de proximité dues aux eaux usées et aux eaux de ruissellement. La commune a mis en place une politique de traitement et de résorption de ces pollutions urbaines.

1. Le traitement des eaux usées

L’usine de traitement des eaux usées a été la première au monde à recevoir une certification ISO 14001 concernant son management environnemental. C’est un outil de haute technicité qui traite l’intégralité des eaux collectées sur notre commune.
Elle peut traiter jusqu’à 55 000 m3 d’eau par jour, soit une capacité correspondant à l’équivalent de 172 000 habitants. L’eau subit un traitement physico-chimique (dégrillage, précipitation et décantation des matières en suspension), puis un traitement biologique par biocarbone (digestion de ces matières). Après traitement, plus de 95% des matières en suspension dans l’eau sont ainsi éliminées. L’effluent est alors rejeté à 1 km du littoral et à 60 mètres de profondeur.
L’usine, située à moins de 100 mètres de la plage de la salis, est intégrée au site; sa toiture est végétalisée et un système de traitement de l’air permet de préserver le voisinage des mauvaises odeurs.

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2. La gestion des eaux pluviales

Les premières eaux de ruissellement sont particulièrement chargées en matière polluante, minérale et organique du fait du lessivage des rues et des vallons.
Afin de limiter ces apports, il est réalisé :

- la reprise des eaux pluviales à l’aide de mini stations de relevage, les premières eaux issues des orages sont renvoyées dans le réseau d’égout afin d’être traitées comme des eaux usées.

- la surveillance des assainissements autonomes 2500 habitations font appel à un assainissement autonome (fosse septique + drain d’épandage) afin de traiter leurs effluents. Toutes ces installations sont suivies afin d’éviter les rejets dans le milieu naturel. (lien vers document sur Assainissement collectif et non collectif)


La recherche et identification des polluants

Afin d’intervenir au mieux et le plus rapidement possible lors d’un constat de pollution, Antibes Juan-les-Pins s’est dotée de moyens analytiques d’identification des polluants physico-chimiques ou bactériologiques.

La veille sanitaire sur la Brague

Ce petit fleuve côtier qui prend sa source à Opio débouche sur notre commune.
La qualité de ses eaux influe directement sur nos eaux de baignade et sa nappe phréatique est utilisée pour alimenter en partie Antibes Juan-les-Pins en eau d’alimentation.

Devant l’importance de ces deux enjeux, le SIAQUEBA (Syndicat Intercommunal Amélioration des Eaux de la Brague et des ses Affluents) en concertation avec les villes d’Antibes Juan-les-Pins et de Valbonne a mis en place une veille sanitaire sur la Brague.
Cette surveillance permet de repérer et d’identifier les facteurs de dégradations agissant sur ce cours d’eau.

Site internet du SIAQUEBA : www.riviere-brague.fr

Les moyens opérationnels de lutte contre les pollutions

La ville d’Antibes Juan-les-Pins est la première ville du département à avoir développé un plan dit «Infrapolmar» afin de lutter contre les pollutions accidentelles pouvant atteindre nos côtes.
Ce plan permet de traiter des accidents ne rentrant pas dans le cadre du plan Polmar-Terre comme :
- les avaries de bateaux au port ou en mer,
- les déversements d’hydrocarbures en mer, les cours d’eau et vallons.

Le service de la Protection Civile Urbaine possède les moyens techniques et humains pour réaliser le confinement des produits dans les réseaux ou les cours d’eau (barrage flottant) et la récupération de ces polluants.

Le Programme GIRAC - Gestion Intégrée des Rejets d’Assainissement Côtiers

giracDepuis de nombreuses années, la Ville d’Antibes Juan-les-Pins a mis en place une politique active de préservation et de mise en valeur de son littoral, du milieu marin ainsi que de la qualité des eaux de baignade. Cela s’est traduit par des efforts constants sur la gestion des eaux usées et des eaux pluviales.

Dans ce contexte, Antibes Juan-les-Pins a tout naturellement proposé de devenir site pilote afin de soutenir le projet GIRAC (Gestion Intégrée des Rejets d’Assainissement Côtiers) du Pôle Mer PACA.

Le programme GIRAC est un des premiers projets de Recherche et Développement labellisé par le pôle de compétitivité MER PACA en date du 17 mars 2006. Il constitue par nature un partenariat public/privé financé par les industriels, l’Etat au travers des Fonds de Compétitivité des Entreprises, l’Agence de l’Eau et les Collectivités Territoriales dont la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis. Le projet GIRAC propose une réponse à la problématique de la gestion prévisionnelle de la qualité des eaux de baignade en utilisant des modèles informatiques intégrant notamment les rejets des ouvrages d’assainissement par temps de pluie, les données météorologiques et les paramètres courantologiques de chaque zone.

Ces outils procurent des moyens, d’une part, de mesurer l’efficacité des installations et de minimiser les flux de pollution déversés dans le milieu et, d’autre part, d’évaluer quotidiennement les risques de dégradation des eaux de baignade et ainsi de les gérer de manière active en temps réel. En outre, un volet de recherche scientifique en amont s’attache à mieux comprendre l’origine et le devenir de micro-polluants métalliques et organiques, sur lesquels très peu de données existent.

GIRAC vient donc compléter efficacement les nombreux investissements déjà entrepris pour l’épuration des eaux conformément à l’esprit de la nouvelle Directive Européenne «Cadre Eau».

Un consortium regroupe Veolia Eau, Ifremer Méditerranée (Institut de Recherche pour l’Exploitation de la Mer), ACRI-ST (Société de recherche et de développement dans le domaine des sciences de la terre et de l’Environnement), NKE (Société Anomyne spécialisée en instrumentation océanographique), LSEET (Laboratoire de Sondages Electromagnétiques de l’Environnement Terrestre), PROTEE (PROcessus de Transferts et d’Echanges dans l’Environnement), LOB (Laboratoire d’Océanographie et de Biogéochimie), Météo France pour l’accomplissement du Projet de Recherche et Développement « GIRAC PACA » conformément au dossier soumis à la gouvernance du Pôle Mer PACA et à la Direction Générale des Entreprises du Ministère de l’Industrie.
Ce programme a débuté lors de la saison estivale 2008.

Le Contrat de baie pour une démarche globale et cohérente sur le milieu marin

contratbaieLa résolution de certaines problématiques, tels que les apports par les bassins versants, l’érosion des côtes ou la qualité des eaux ne peut être envisagée à la seule échelle communale.

Afin d’appréhender ces thématiques à leur juste niveau de réflexion et d’intervention, la loi sur l’eau du 03/01/1992 a institué le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) qui fixe les conditions d’une gestion équilibrée de la ressource en eau. Basé sur une analyse multicritère (écologique, scientifique, géographique, économique, sociologique) du milieu, le SDAGE définit des zones homogènes qui constituent une échelle géographique cohérente et optimale pour une approche intégrée de la gestion et de l’exploitation de la frange littorale et marine.

Notre commune est intéressée d’une part, par la zone homogène 29, qui concerne la baie des Anges et s’étend du Cap d’Antibes (pointe de l’Ilette) au Cap Ferrat, et d’autre part, par la zone homogène 28 qui concerne le Golfe de la Napoule et de Golfe Juan et s’étend du Cap d’Antibes à l’extrémité Ouest de Théoule (pointe Notre Dame). Au niveau de ces zones homogènes s’applique un outil technique et juridique, le Contrat de baie, qui répond à cette préoccupation d’une gestion durable de la ressource et de l’usage du domaine littoral. Le Contrat de baie est un outil de programmation et de mobilisation de moyens financiers. Il a pour finalité le maintien ou la restauration de la qualité des milieux aquatiques en relation avec la satisfaction des usages (préservation de la qualité des eaux de baignade, lutte contre les pollutions, érosion des côtes, valorisation des milieux aquatiques…).

Ses principales phases sont :

- la concertation avec les communes littorales, l’Agence de l’Eau, la Région, le département et les différents partenaires de la démarche ;- l’établissement d’un état des lieux/diagnostic qui, sur la base des connaissances déjà acquises, définit l’état initial du milieu, son évolution, sa sensibilité et ses contraintes, prenant en compte le contexte socio-économique et les pressions d’usage du littoral ;
- la mise en place d’objectifs et des moyens à mettre en œuvre pour les atteindre ;
- la définition d’un plan d’actions qui représente l’expression des réalisations que les collectivités souhaitent mettre en œuvre ensemble compte tenu de leurs enjeux et de leurs objectifs. Ce plan est soumis pour validation à un comité d’agrément du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable ;
- la mise en œuvre du plan d’actions pour une durée usuelle de 5 ans.

Ces Contrats de baie, signés avec le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable, permettent d’avoir accès à une ligne budgétaire inscrite dans le temps sur la concrétisation des objectifs, les partenaires financiers (Etat, Agence de l’Eau, Région, Département,…) s’engageant sur un plan défini en commun. Des démarches voient actuellement le jour pour la réalisation de tels contrats d’une part, sur la baie des Anges, et, d’autre part, sur les baie de Théoule et de Golfe-Juan.

La lutte contre les macro-déchets

De mai à septembre, un bateau dépollueur évolue sur nos côtes afin de collecter les macro-déchets flottants. Cette prestation est réalisée 7j/7 en juillet et août grâce au moyen du Syndicat Intercommunal de Nettoyage de la Rive Droite du Var (S.I.N.L.R.D.V.).

Outre la collecte de ces macro-déchets, ce bateau du SINLRDV permet le traitement des pollutions de type hydrocarbure qui peuvent ponctuellement arrivées sur nos côtes. Les macro-déchets sont composés à 77 % de plastique notamment de sacs et d’emballages. S’ils n’ont aucun impact sur la qualité sanitaire des eaux, leur perception par le public est très négative et apparaît comme une véritable pollution.

Une zone de Mouillage Propre

Afin de maîtriser et de limiter l’impact sur l’environnement des mouillages des bateaux de plaisance, une Zone de Mouillage Propre dans l’anse de la Garoupe a été créée. Dans cette zone, ne seront autorisés à mouiller que les navires aux normes européennes ou les plaisanciers qui s’engagent à n’effectuer aucun rejet en mer. Une charte du plaisancier a été élaborée en ce sens. De plus, afin de préserver l’herbier de posidonie particulièrement riche et sensible dans les anses du Crouton et de la Garoupe, Antibes Juan-les-Pins a mis en place des ancrages non destructifs pour l’amarrage des bouées servant au balisage de ces zones.

Téléchargez la plaquette Charte du plaisancier

Le plan de lutte contre les échouages de méduses

medusesComme sur tout le littoral méditerranéen, nos plages reçoivent la visite de méduses, dont une variété rencontrée fréquemment « Pelagia nocticula » est urticante pour les baigneurs. Ces animaux pélagiques peuvent arriver massivement sur les côtes au gré des courants et des aléas climatiques.

Il s’agit d’un phénomène naturel rencontré depuis de nombreuses années mais dont les ressorts de la dynamique des populations sont encore assez peu compris. Actuellement, il n’existe pas de moyen humain de régulation de ces populations. De plus, la petite taille des méduses urticantes rencontrées sur nos côtes et les contraintes marines font qu’il n’existe pas de moyens techniques satisfaisants pour limiter l’arrivée de ces animaux sur tout le littoral. La commune d’Antibes Juan-les-Pins est consciente des désagréments occasionnés par ces cnidaires sur les baigneurs, les rencontres avec les méduses peuvent laisser de cuisants et désagréables souvenirs.

Aussi, un dispositif de gestion de cette nuisance est mis en place depuis la saison 2007 sur les plages antiboises et juanaises.

Ce dispositif repose sur quatre actions :

- un dispositif de surveillance les services de la Brigade Nautique de la Police Municipale effectuent quotidiennement des observations en mer afin de pouvoir alerter les services chargés du plan de gestion des méduses et d’informer au plus tôt la population ;
- la limitation des arrivées de méduses. Les bateaux dévolus à la collecte des macro-déchets flottants interviennent dans les zones de baignade afin de récupérer les méduses avant leur échouage sur les plages ;

- la collecte des animaux échoués sur le littoral le service des plages assure durant toute la saison estivale 7j/7 le ramassage et l’élimination des méduses en bord de plages ;
- l’information du public, la présence massive de méduses est signalée au niveau des postes de secours. Une plaquette d’information sur les moyens simples et efficaces de limiter les brûlures dues aux méduses est alors diffusée en plus grand nombre directement sur les plages par les médiateurs des plages.

Depuis l'été 2009, il est possible d'être informé sur les zones d'échouage des méduses en consultant le site internet : Observation des méduses en Méditerranée 

Téléchargez la plaquette Info Méduses

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