Jean Quiquampoix et Alexis Raynaud, nos champions ont visé juste

Les tireurs Jean Quiquampoix et Alexis Raynaud ont décroché une médaille olympique pour leurs premiers JO à Rio. Rencontre avec un duo plein d’avenir et de talent…

2016 infoville 49Ne vous fiez pas aux apparences ! Derrière leur timidité, leur sourire et leur jeune âge, Jean, 21 ans, et Alexis, 22 ans, sont déjà deux grands champions. Des champions qui font preuve d’une impressionnante maîtrise comme le souligne Roger Berthod, président du Tir Sportif d’Antibes : “Ces deux médailles sont un bonheur pour moi et notre club. Nous avons vécu deux grands moments de joie grâce à eux. À leur âge, les garçons ont fait preuve d’une maturité exemplaire. Monter sur un podium olympique dès leurs premiers JO, c’est formidable ! “
Médaillé d’argent au pistolet vitesse 25m, Jean Quiquampoix possède déjà un beau palmarès : champion du monde junior, double champion d’Europe senior, deux coupes du Monde. Il s’illustre dans une discipline où tout se joue en quelques secondes : “Je suis venu par hasard au tir en découvrant le stand d’Antibes à 10 ans. J’ai commencé par le pistolet à plomb à 10m avant de me tourner vers ma discipline à 14 ans. Je suis ensuite devenu champion d’Europe à 16 ans. J’adore la vivacité de ce sport, la rapidité du mouvement et le côté spectaculaire car lors des finales, je dois viser 5 cibles en 4 secondes !”.

Une nouvelle notoriété à gérer
Avant de s’envoler pour Rio, l’Antibois faisait déjà partie des prétendants à une médaille après une saison réussie. Et malgré une nuit agitée avant la finale, Jean a su maîtriser ses émotions pour obtenir l’argent : “J’étais prêt pour le jour J malgré le stress et la pression. Dès que j’ai su que j’étais médaillé, j’étais soulagé. Même si je visais l’or, il y a une petite déception toute relative. C’est une belle l’expérience en vue des JO de 2020”.
Après avoir fait découvrir sa discipline à des milliers de téléspectateurs, le futur étudiant en kinésithérapie, également sous contrat avec la Gendarmerie Nationale, a changé de statut et il doit gérer sa nouvelle notoriété.
“Tant mieux si cette médaille a fait découvrir mon sport et amène des gens au tir, mais il faut que cela dure. Depuis mon retour, beaucoup de médias me sollicitent et les félicitations affluent, donc j’ai dû couper un peu en partant en vacances” confie le tireur dont la saison à venir s’annonce chargée (Coupe du Monde, championnats d’Europe, championnats mondiaux universitaires et militaires). Une notoriété que doit aussi gérer son coéquipier Alexis Raynaud, médaillé de bronze à la carabine 50m 3 positions.
“ Dès que je suis revenu du Brésil, j’ai pris des vacances pour être au calme et couper après 4 ans d’effort et de travail. Mon statut a évolué c’est certain, mais je fais ce sport avant tout par passion. Je suis touché par tous les messages et les demandes mais ce n’est pas le principal pour moi. L’accueil réservé par ma famille et mes amis à l’aéroport m’a surpris et touché car c’est avec eux que je voulais partager cette médaille et mon bonheur” avoue le champion dans un grand sourire.

Quatre ans de sacrifice
Pour parvenir à ce podium olympique, Alexis s’est ainsi consacré à 100 % à son sport.
“J’ai débuté le tir à 13 ans après avoir fait du football. Un ami m’a emmené au stand et j’ai accroché. Aujourd’hui, je m’entraîne 5 heures par jour 5 jours sur 7 dans trois disciplines, la carabine 50m 60 balles couché, la carabine 50m 3 positions et la carabine de précision à 10 m. J’ai mis mes études de côté afin de tout faire pour aller aux Jeux Olympiques. Ma discipline est exigeante notamment lors des compétitions car on tire pendant 4 h”.
Et comme son compère antibois, Alexis est heureux de sa médaille olympique : “Sur le coup, je suis déçu car je visais le titre olympique, mais je manquais sans doute d’expérience. En arrivant au Brésil, j’étais serein car bien entraîné mais la veille de la compétition, j’étais stressé. Au final, avec le recul, je suis ravi de ce podium”.
Et si les prochains JO auront lieu en 2020 à Tokyo, Jean Quiquampoix et Alexis Raynaud ont un seul objectif : viser juste à nouveau mais cette fois-ci pour décrocher la médaille d’or !

Portrait à retrouver dans l'Infoville n°49 pages 14-15

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