Valentin Musso, la littérature en héritage

Depuis sa tendre jeunesse, l’écrivain antibois est un amoureux de mots, un passionné de littérature et d’histoires policières. Une passion qu’il concrétise à travers ses romans dont le 5e
est en préparation…

2015 Infoville 41Chez les Musso, la littérature est une histoire de famille. C'est de sa mère, ancienne directrice de la bibliothèque municipale d’Antibes, que Valentin, frère cadet de Guillaume, pense avoir hérité de cette passion pour les livres.
“J’ai commencé à beaucoup lire vers l’âge de 13-14 ans. Après les cours, j’allais attendre ma mère dans la grande salle de travail où je dévorais les bouquins. J’ai lu de nombreuses oeuvres classiques du 19e siècle. J’ai adoré Flaubert et Balzac. Par la suite, j’ai découvert les romans policiers d'Agatha Christie et de Gaston Leroux, mais aussi la littérature américaine avec Stephen King” se souvient l’écrivain.
Passionné de lettres et d’écriture, il entame alors des études de littérature pour devenir professeur de Lettres agrégé et “transmettre un jour son goût de la lecture aux élèves”. Aujourd’hui, il enseigne toujours le français au collège Fersen.

Une reconnaissance ultrarapide
En parallèle de ses études universitaires, l’ancien élève de l’école de la Fontonne et du lycée Audiberti commence alors à écrire de courtes nouvelles, faute de temps pour approfondir ses histoires…
Une fois l’agrégation obtenue, Valentin se lance dans l’écriture de romans policiers, un genre littéraire dont il maîtrise déjà les exigences. En 2010, sa première oeuvre “La Ronde des innocents” est publiée aux éditions les “Nouveaux Auteurs”. Un thriller palpitant qui plonge ses lecteurs dans l'univers des enfants précoces. Ce premier roman rencontre rapidement la reconnaissance de la profession et un vrai succès auprès des lecteurs.
Puis viennent “Les cendres froides” en 2011, “Le murmure de l’ogre” en 2012 et “Sans faille” en 2014 qui sortent aux éditions du Seuil. Quatre romans qui propulsent le prof antibois au rang des auteurs reconnus de romans policiers. Avec beaucoup de modestie, l'auteur qui va aborder la quarantaine se penche sur ce succès fulgurant.
“Je mentirais en disant que la reconnaissance ce n'est ni important, ni plaisant. En revanche, je considère l'anonymat comme un luxe dans notre société. En réalité, je ne m'appesantis pas vraiment sur cet aspect des choses. En revanche, je suis touché quand mes élèves me lisent et m’en parlent. Mais une fois le livre publié, je considère qu'il ne m'appartient plus et je l'abandonne volontiers aux lecteurs”.

D'après un paysage, une ambiance
Inspiré par sa vie personnelle ou par ses voyages, pour écrire, Valentin Musso travaille de façon empirique. Tout part d’un paysage, d’une image, d’un cadre qui déclenche rapidement la trame d’une histoire. Reste alors à trouver les personnages et les événements qui constitueront le scénario.
“Le roman policier permet de raconter des histoires avec des héros ambigus, des personnalités complexes. Le décor du roman est primordial, aussi je me documente beaucoup. J’ai par exemple découvert les Pyrénées en vacances avec ma compagne et l’idée d’un roman a surgi instantanément. Pour mon roman, “Le murmure de l’ogre”, qui se passe à Nice, j’ai écrit en m'entourant de vieilles cartes postales de la ville. Je prends peu de notes pendant la phase d’écriture. Tout se passe dans la tête et si une idée reste, elle s'impose sur le papier. Pour moi, les vacances scolaires et l’été sont propices à l'écriture. En revanche, je produis rarement la nuit. Je mets environ un an pour écrire un livre et pendant toute cette période, l'histoire envahit tout mon esprit” confie Valentin.
Et pourquoi pas un jour une histoire avec pour décor le Vieil Antibes ou le Cap d’Antibes ? “J’ai écarté l’idée d’un roman sur Antibes car je veux parler d’endroits que je découvre. Cela dit, un jour peut-être, qui sait...” conclut l’auteur d'un sourire malicieux.
Mais pour l'instant, l’écrivain termine la correction de son prochain roman que sa mère et sa compagne auront les premières, le privilège de découvrir. Une parution que de nombreux lecteurs et lectrices attendent avec impatience. Une impatience qui sera comblée à la rentrée prochaine…

Portrait à retrouver dans l'Infoville n°41, pages 14-15

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