Dossier inondations : Risques majeurs

Une gestion professionnelle des crises

Face à la menace que représentent les risques majeurs, Antibes Juan-les-Pins a choisi d’apporter une réponse professionnelle à travers son service de Protection Civile Urbaine (PCU)…

20171005 IllusDossierInondations5C’est une unité opérationnelle rare, pour ne pas dire unique dans le département, constituée de 7 agents et dont les missions n’ont cessé de se développer. Gestion de crise et coordination des moyens municipaux (police municipale, service pluvial, service routier, etc) sont au coeur de l’action de la Protection Civile Urbaine lors de la survenue d’un événement majeur.

Pour la mener à bien, l’équipe de la Protection Civile s’appuie sur 2 documents fondamentaux, accessibles sur le site de la ville (antibesjuanlespins.com) et actualisés à chaque crise.

Le Plan Communal de Sauvegarde détermine les actions à mener en fonction du type de crise rencontré. “L’intervention se fait selon une méthodologie tactique largement éprouvée et inspirée des dispositifs militaires (Mission-Situation- Mode d’Action ou MRT) qui a l’avantage d’être rapide, légère et de s’appuyer sur une gestion professionnelle de la crise. Les personnels sont formés et très entraînés pour répondre rapidement et efficacement sur un territoire dont ils ont une parfaite connaissance” commente Jean-Marie Aicardi, responsable de la Protection Civile.
Par ailleurs, le Dossier d’Information Communale sur les Risques Majeurs (DICRIM) dicte, quant à lui, les premières mesures à prendre en cas d’événement exceptionnel. La bonne attitude à avoir - qui ne correspond pas toujours aux réflexes en cas de panique - consiste à s’informer (via les réseaux sociaux ou les médias) ; à ne pas aller chercher ses enfants à l’école pour ne pas surcharger les routes ou se mettre en danger et à ne pas téléphoner afin de ne pas encombrer les réseaux... Ainsi, le DICRIM détaille, risque après risque, la conduite à tenir.

Quid des autres risques ?

Avec environ un millier d’interventions par an, la Protection Civile déploie ses équipes sur divers types d’opérations allant des fuites d’eau, à la fermeture de chaussées, en passant par le tronçonnage d’arbres, etc. Dans le cadre de la prévention des feux de forêts, deux vigies sont établies à la Garoupe et au Fort Carré en cas de vent fort. L’entretien des pistes forestières est également assurée par la PCU.
Pour les risques majeurs : plan neige, tempêtes et coups de mer, tremblement de terre, les méthodes d’intervention sont toutes calquées sur la méthodologie MRT. La PCU d’Antibes a la particularité d’être aussi formée à intervenir sur les pollutions marines, les risques chimiques et technologiques. Depuis peu, ses cadres vont recevoir une formation spécifique pour réagir à la menace et aux actions terroristes à la présence d’engins explosifs improvisés.
Notons encore que, chaque année, environ 100 sessions de formation sont dispensées par la PCU aux fonctionnaires territoriaux, mais également des séances d’instruction aux agents de la police nationale et aux militaires actuellement présents sur le Fort Carré

Les inondations du 3 octobre 2015 : deux ans plus tard, quelle logistique…

Le soir du 3 octobre 2015, c’est ce même dispositif (MRT) qui a permis de gérer au plus près le violent épisode d’inondations. “Ce jour-là - rappelle Jean-Marie Aicardi - l’alerte vigilance Orange a été donnée à 11h30 par Météo France. À 11h40, notre serveur d’alerte a lancé le premier appel à destination des habitants situés en zone rouge et bleue du Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRI) de la commune. Tous les axes principaux et les itinéraires dangereux en cas de montées des eaux ont été fermés en un temps record par nos équipes. À 19h50, au plus fort de la crise, tout le personnel était déployé sur le terrain...”

Deux ans plus tard, quelles avancées et quelles leçons a-t-on tiré de cet épisode météorologique exceptionnel ? Le dispositif d’intervention, calqué sur le PPRI de 1998 et mis en révision par l’État, a été revu à la hausse.
Si la méthode d’intervention a été validée, d’autres mesures ont été ajustées pour faire face à ce type d’événement.

Prévention renforcée

Concernant le serveur d’alertes, environ 200 personnes supplémentaires se sont inscrites et le nombre de rappels est passé de 3 à 5. Un message vocal spécifique a été créé à destination des chefs d’établissements recevant du public. Trois types de messages avec des consignes simples et allant crescendo sont désormais diffusés. De l’appel à la vigilance, au risque de débordement, jusqu’au message de mise en sécurité absolue. Toujours dans un souci de prévention, des réunions d’information sur les risques majeurs sont organisées par la Protection Civile avec les habitants dans le cadre des Conseils de Quartiers.

20171005 IllusDossierInondations6En outre, un arrêté municipal en date du 4 avril 2016 oblige désormais, en cas de vigilance orange, l’évacuation des établissements aux abords de la Brague, à savoir, Marineland et Antibes Land. Cette procédure a d’ailleurs été appliquée depuis à plusieurs reprises. “Sur un plan technique - poursuit Jean-Marie Aicardi - la fréquence radio de la PCU a été instaurée avec les sapeurs-pompiers afin de prendre le relais en cas de coupure des lignes téléphoniques. De même, tous les officiers des corps de sapeurs-pompiers et de police sont inscrits sur le serveur d’alerte. Il faut d’ailleurs signaler une parfaite coordination entre tous les services municipaux et de secours”.

L’augmentation des effectifs d’intervention est désormais systématique sur le terrain, a fortiori la nuit. Sur le terrain de nouveaux équipements sont testés : des barrières automatiques ont été installées sous le pont des Châtaigniers. Plus sécurisant, ce dispositif permet de fermer rapidement l’accès et de ne pas mobiliser d’équipes pour empêcher le passage des véhicules dans ce passage dangereux. Enfin, la capacité d’accueil et d’hébergement en cas de risque majeur a été augmentée à 200 personnes dans les salles municipales de Saint-Claude, en partenariat avec la Croix-Rouge.

S’inscrire sur le serveur d’alerte : pour être informé en temps réel en cas de risques d’inondation, il suffit de s’inscrire sur le site de la ville (page d'accueil/accès rapide). Ce service est opérationnel 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et gratuit pour ses bénéficiaires. À ce jour, environ 1200 personnes sont inscrites. Désormais les alertes météo sont également diffusées sur les réseaux sociaux de la ville.

Alerte des populations

Un nouveau “Système d’Alerte et d’Information des Populations” (SAIP) a pour objectif de moderniser l’alerte des populations en cas de risque majeur. Sur Antibes Juan-les-Pins, trois zones d’alertes prioritaires ont été déterminées. Afin de couvrir tout le territoire, des sirènes seront installées sur les toits de l’hôtel de ville, cours Massena ; au sommet du Palais des Congrès à Juan-les-Pins et sur le Centre de secours des sapeurs pompiers, avenue Jules-Grec. Ces dispositifs seront actionnés en cas de risque majeur. Une information à destination de la population permettra de savoir comment réagir en cas de sonnerie.

Visite de la Secrétaire d’état

Lors de sa récente visite, Brune Poirson, Secrétaire d’État auprès du Ministre à la Transition écologique et solidaire, a échangé avec les enfants des écoles d’Antibes Juan-les-Pins sur les risques majeurs. La représentante de l'État a notamment pu rencontrer les élèves de la classe de CM2 de Mme Caffin à l’école de la Fontonne et s’est dite “impressionnée” par la sensibilisation réalisée auprès des enfants très informés sur les comportements à adopter en cas d’inondation.

Suite du dossier Inondations
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