Dossier Inondations : Vallons

Quelles mesures pour les zones inondables ?

Le 3 octobre 2015, l’ouest de notre département était soumis à un phénomène climatologique majeur. Cet épisode cévenol stationnaire a évacué l’équivalent d'un mois de pluie en seulement deux heures sur une dorsale Mandelieu-Antibes avant de se dissiper en mer… Sur Antibes Juan-les-Pins, la plus grosse pluviométrie a été enregistrée au nord de la commune affectant plus particulièrement les bassins-versants Madé Saint-Maymes, le Laval, la Valmasque et la Brague. Ce jour-là, sur la Brague, les hauteurs d’eau ont dépassé les maximales affichées au Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRI).

20171003 IllusDossierInondations11. Plaine de la Brague : un réaménagement à l’étude

Les inondations de 2015 ont déclenché la mise en révision automatique du PPRI de 1998. Les études engagées par l’État vont déboucher sur une nouvelle cartographie des zones à risques s’adossant sur les hauteurs et vitesses d’eau relevées lors de ces pluies exceptionnelles. Cette carte redessinée des aléas devrait être produite d’ici la fin de l’année pour la Brague dans un premier temps. La révision du PPRI donnera lieu à une concertation publique. D’ores et déjà, la Ville a pris des mesures d’urgence. Ainsi, dans le cadre des fonds Barnier, quatre habitations situées sur la plaine de la Brague et sur le secteur de Saint-Maymes ont été l’objet d’acquisitions en vue de leur démolition. Parallèlement, des mesures de sécurisation des Établissements Recevant du Public, des maisons vulnérables et des sous-sols sont à l’étude.

Vers des activités respectueuses de l'environnement

Suite à la fermeture de plusieurs campings, la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis et l’État ont lancé une étude sur le devenir de la plaine de la Brague. Cette préoccupation majeure trouve écho dans la révision du Plan Local d’Urbanisme. La question centrale est comment sécuriser et faire évoluer ce secteur ?
Les terrains touchés par les crues pourraient être reconvertis pour accueillir des activités économiques ou ludiques en tenant compte du risque d’inondation et des enjeux écologiques de ce secteur (itinéraires de balades, etc.) D’autres objectifs, plus économiques et touristiques sont identifiés comme l’implantation de terres agricoles ou d’activités de plein air. Les résultats de ces réflexions déboucheront sur un “plan-guide” d’aménagement du secteur inondable de la Brague. C’est donc par ce document - adossé à une étude hydraulique - que l’État indiquera aux propriétaires des terrains quelles sont désormais les activités autorisées. La Casa lancera, pour sa part, une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) sur les berges de la Brague. L’objectif est de les aménager en une promenade comme cela est déjà le cas à l’embouchure et ainsi de diminuer le risque inondation. Enfin de son côté le Conservatoire du Littoral, sur la base du projet global d’aménagement, pourra se porter acquéreur de terrains dans un souci de préservation des espaces naturels de la Brague.

20171003 IllusDossierInondations22. Vallon du Laval : une politique de grands travaux

En matière de lutte contre les inondations, Antibes Juan-les-Pins poursuit sa politique de grands travaux. D’ailleurs, les aménagements réalisés dans le cadre du PAPI ont, lors de l’épisode de 2015, permis de limiter les dégâts dans les zones autrefois très exposées. Ainsi, les travaux d’abaissement des berges de la Brague ont favorisé une évacuation plus rapide des crues en mer et limité la montée des eaux à l’embouchure du fleuve. Le vallon du Laval - qui s’étire depuis l’échangeur autoroutier jusqu’à la mer - est par sa capacité et la vulnérabilité des quartiers urbanisés qui le bordent, un axe prioritaire du réseau hydrographique de la ville.
À ce titre, le bassin de rétention de Saint- Claude n’est qu’un maillon du schéma directeur de lutte contre les inondations sur ce vallon. Il sera progressivement renforcé par d’autres bassins en cours d’étude et dont l’implantation est privilégiée, route de Grasse, afin de récupérer les eaux de ruissellement qui inondent les chaussées. De manière plus générale, le nettoyage systématique des vallons publics et privés par les équipes de la ville et dont le principe vient d’être reconduit, réduit les risques et favorise un retour plus rapide à la normale après les fortes précipitations. La partie aval du vallon Laval, couverte sous le boulevard Foch, était fortement dégradée et présentait des incohérences qui réduisaient sa capacité hydraulique. Depuis 2010, la Ville a entrepris d’importants travaux de réaménagement de cette partie couverte du vallon lesquels entrent dans leur phase ultime de réalisation. Ainsi, lors des graves intempéries de 2015, les travaux, déjà réalisés sur l’exutoire du Laval, ont permis de limiter les débordements sur le quartier de l’Ilette situé avant la sortie en mer. Actuellement, le dernier tronçon - sur un linéaire d’environ 100m en amont de Chancel - est en cours d’aménagement (voir photo). Au final, c’est presque 1 km de cette section hydraulique qui aura été réaménagée et agrandie pour permettre un meilleur écoulement, des eaux en mer et améliorer lors des intempéries la situation des quartiers en aval, à savoir les Châtaigniers et Reibaud. Les travaux se sont élevés à plus de 5M d’euros TTC.

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