Un peu d'histoire

Un peu d'histoire

 

Fort-CarreA l’origine terre des tribus ligures puis des tribus celtes, Antipolis est fondée par les Phocéens, des Grecs venus d’Asie Mineure, et devient un comptoir commercial au IVe siècle avant J-C. Lorsque les Romains s’y installent, Antipolis devient Antiboule : théâtres, amphithéâtres, thermes et autres aqueducs font leur apparition. La Ville est alors un lieu privilégié du commerce et du passage en Méditerranée.

A la chute de l’empire romain, Antibes devient un évêché et doit faire face, durant la période médiévale, aux invasions barbares des Goths, des Wisigoths puis des Sarrasins, dont elle se protège en construisant ses premiers remparts, puis ses tours carrées dites « sarrazines », qui veillent encore aujourd’hui sur la vieille ville. Au XIe siècle, Antibes est le théâtre du départ de la première croisade. Au XIVe siècle, les Grimaldi accèdent à la seigneurie d’Antibes et logent au château, devenu depuis le Musée Picasso.

Ville frontière avec le comté de Nice, Antibes subit au XVIe siècle de nouveaux assauts venus de diverses armées européennes, notamment celles de Charles Quint. Suite à ces attaques, Henri II entreprend alors d’importants travaux de fortifications d’Antibes, notamment l’édification du Fort Carré, qui se poursuivront sous Louis XIV qui charge Vauban de terminer le fort et les remparts. Ce renforcement des défenses d’Antibes aura toute leur utilité lors du siège de la ville par les Autrichiens au XVIIIe siècle.

La longue histoire militaire d’Antibes, qui a dû faire face à de nombreuses invasions tout au long des siècles, prend fin avec le rattachement du comté de Nice, jusqu’alors savoyard, à la France en 1860. Antibes n’a plus besoin de tenir son rôle de ville sentinelle du territoire français

Débute alors le démantèlement des remparts qui ceinturent la ville, en 1896. L’expansion d’Antibes commence en même temps que se développe le tourisme balnéaire, notamment dans la station de Juan-les-Pins. Sous l’impulsion du milliardaire américain Frank-Jay Gould qui fait construire le célèbre palace « le Provençal » et le casino, Juan devient le rendez-vous des élégantes, des milliardaires et des artistes, qui comme Scott Fitzgerald viennent s’inventer un « lieu de perdition où réapprendre la liberté et les plaisirs du grand soleil », entre bains de mer et fêtes extravagantes.

La ville ne cesse de croître après la première guerre mondiale mais reste moins urbanisée que d’autres parties du littoral. C’est peut-être cela qui fait encore aujourd’hui tout son charme, très apprécié d’artistes comme Prévert, Audiberti, Greene, Picasso ou Monet qui trouvent dans les vieilles pierres du château une nouvelle source d’inspiration.

Témoins vivants de ces époques, la vieille ville, les remparts, les sites archéologiques nous rappellent, tous les jours, le riche passé d’une cité dont l’authenticité est aujourd’hui un des atouts incontestables.

Découverte