Alain Meilland

Ou la vie en rose…

Amoureux des plantes et de la nature, ce célèbre rosiériste antibois contribue, depuis plus de 60 ans, à la renommée internationale des roses Meilland. Rencontre avec un passionné…

"Je suis né dans la maison familiale de mes grands-parents comme ma soeur Michèle. Je suis né dans les roses et je n’ai jamais connu autre chose que cet environnement" avoue Alain Meilland en nous accueillant chez lui.

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Et à l’image d’un olivier vieux de plus de 750 ans trônant dans la propriété de famille, Alain, qui fêtera bientôt ses 79 ans, est l’un des piliers de la famille et de la société Meilland. Un pilier qui a appris son métier au sein du cocon familial dès son plus jeune âge.

"J’ai appris avec des gens extraordinaires en observant notamment mon grand-père ou ma mère. Je n’ai pas mon bac car j’ai commencé à travailler vers 17 ans. J’ai fait plutôt des stages grandeur nature pour apprendre le monde des roses et des plantes. À l’école, on n’apprend pas à être curieux ou à observer. Aujourd’hui encore, je suis toujours aussi admiratif de la nature qui évolue chaque jour" avoue Alain les yeux pétillants.

Se définissant comme un "homme de terrain", Alain Meilland se retrouve propulsé à 18 ans à la présidence de la société familiale, au décès de son père Francis.
Un père dont il garde l’amour des voyages et l’ouverture sur le monde. Il effectue alors des séjours estivaux en Angleterre ou à Rome pour se perfectionner en anglais et en italien. Au fil du temps, ses nombreux voyages et son ouverture vers le monde ont notamment permis à la société familiale de s’ouvrir vers l’Amérique du Sud, le Japon ou l’Australie.

Un bureau à ciel ouvert

Et malgré la renommée mondiale de toutes les créations, la famille reste au coeur du fonctionnement de l’entreprise. "Pour ma part, je suis au début de la création et de l’expérimentation avec les hybridations familiales. Je ne chapeaute rien, je suis surtout un livre ouvert et j’observe sur le terrain pour ensuite donner des directives. Mon bureau, c’est parfois ma voiture ou l’hôtel mais c’est surtout ici à la maison. J’ai un bureau de près de 6000m2 à ciel ouvert, que vouloir de mieux ?" poursuit Alain dans un grand sourire et une rose à la main tout en contemplant les créations Line Renaud, Paul Mac Cartney ou Charlène de Monaco qui s’épanouissent sous ses yeux.

L’homme avoue que "rentrer dans les roses, c’est comme rentrer en religion". Une religion adoptée par deux de ses enfants. Aujourd’hui, son fils Matthias est chargé des relations publiques et du développement sur la Chine et sa fille Sonia est directrice des recherches. Seul Anthony, astrophysicien, ne travaille pas dans la société.

"Les roses Meilland, c’est surtout une histoire de famille car tout est relié aux hommes et aux femmes. Je suis heureux que mes enfants poursuivent l’aventure et la tradition. Ils ont amené une autre vision et leur jeunesse. L’histoire se poursuit et j’essaie de transmettre ma passion". Une passion confirmée par sa belle-fille Devi, épouse de Matthias : "Alain est un passionné des gens, de tout. Il est toujours naturel. On apprend tous les jours avec lui et il m’a transmis son amour des roses, son savoir".
Alain, dont la plus grande fierté est d’avoir "imposé avec tous le respect du droit intellectuel des plantes", rêve un jour de voir des rosiers sur tous les balcons et terrasses des maisons, des appartements.
Histoire de voir encore longtemps la vie en rose…

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