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La renaissance du Provençal

Transformé en résidence de luxe, l'ancien palace symbolise le renouveau économique de Juan-les-Pins

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Du haut de ses 11 étages, majestueux et dominant la baie de Juan-les-Pins, «  Le Provençal  » a retrouvé son lustre d’antan. Abandonné depuis un demi-siècle, cet ancien palace renaît sous les traits d’une résidence de luxe. Une transformation réalisée, sous le contrôle de l’Architecte des Bâtiments de France, dans le respect de sa mythique architecture des années 1920.
«  De l’extérieur, la restauration soignée des façades historiques a pu paraître interminable, mais chaque jour apportait son lot de problèmes techniques pour maintenir l’âme du palace  » souligne Reynald Lapitz, Directeur Général Caudwell France.
Le bâtiment de 24 000 m2 se déploie dans un environnement paysager de jardins méditerranéens. Il abrite une résidence de 35 appartements très haut de gamme qui offrent un confort contemporain et une décoration Art Déco intemporelle et raffinée. Les bas-reliefs sculptés dans le plâtre et représentant la Pinède et l’environnement méditerranéen ont été réalisés par un artisan d’art français.
Les trois derniers étages sont consacrés à un appartement triplex en rooftop de près de 1 000 m2 offrant une vue à 360 degrés. La résidence offre des services exceptionnels, dignes des plus grands palaces de la Côte d’Azur : un immense SPA de 500 m2, une salle de cinéma privée, neuf piscines dont un couloir de nage de 30 m.
Le Provençal s’ouvre à la ville avec une dimension commerciale et la création de sept élégantes boutiques face au Belles Rives et bordées par une promenade piétonne. Un restaurant raffiné fera vivre ce lieu tout au long de l’année. L’ouverture du Provençal marque plus qu’une réhabilitation, elle incarne la redynamisation économique de Juan-les-Pins dans la mémoire d’une Belle Époque.

Mémoire d’un palace de la Côte d’Azur

C’est en 1926, que le célèbre homme d’affaires américain Frank Jay Gould, installé à Juan-les-Pins, eut l’ambition de construire un palace dominant la mer. Un an plus tard, l’Hôtel «  Le Provençal  » ouvrait ses portes aux plus grands noms de la jet-set américaine. Au coeur des Années Folles, en plein âge d’or de Juan-les-Pins, l’établissement incarnait le luxe. À la mort de Jay Gould, en 1956, ses héritiers se disputent sa succession et l’hôtel est finalement vendu au joaillier parisien Alexandre Reza.
Mais en 1976, l’hôtel ferme définitivement ses portes pour raison économique. Durant les décennies suivantes, plusieurs projets de transformation verront le jour sans jamais aboutir.
En 2006, l’édifice est racheté par l’homme d’affaires britannique Cyril Denis qui envisage de le transformer en résidence. La conjoncture économique mettra fin à ce projet. Il finira par céder le Provençal à un autre milliardaire et philanthrope anglais, John Caudwell. En 2019, ce dernier lance un ambitieux chantier de rénovation. Pour l'histoire, il restera celui qui a redonné vie à l’illustre Provençal.