« Depuis que j’ai commencé, il n’y a plus un jour où j’ai l’impression de travailler ». Dans la cour maternelle de l’école Cardi, Monique surveille Noah, qui s’amuse avec ses camarades.
« Quand on fait ce métier et que l’on voit les progrès effectués par les enfants, on se dit que l’on sert à quelque chose », sourit l’Animatrice Référente Handicap (ARH).
Car s’il joue avec ses copains et participe à toutes les activités, Noah est atteint de troubles autistiques et ne se développe donc pas, sur certains aspects, aussi rapidement que les petits de son âge. « Il a du mal à s’exprimer par exemple mais il travaille beaucoup et progresse de jour en jour ».
Un labeur de longue haleine, impulsé à la maison par les parents, prolongé chaque jour à l’école et largement appuyé par Monique et toutes les personnes qui s’occupent du pitchoun au quotidien.
Dans l’école, un espace totalement dédié aux écoliers qui, comme Noah, présentent un handicap, a été mis en place. « Ces enfants peuvent être perturbés par le bruit de la cour de récréation, par exemple. Il est nécessaire parfois de les isoler, pour qu’ils reviennent au calme avec sérénité », développe l’ARH. Dans la pièce, sans être choisis au hasard, des livres et mille et un jouets sont à disposition des petits pour stimuler leurs sens et leurs compétences.
« Avec le temps, nous apprenons à les connaître, à savoir ce qu’ils aiment, ce qui les amuse et ce à quoi ils donnent de l’intérêt », explique Monique.
Avec le temps, nous apprenons à les connaître, à savoir ce qu’ils aiment, ce qui les amuse et ce à quoi ils donnent de l’intérêt.»
133 enfants pris en charge
Dans la commune, 133 enfants porteurs de handicap sont accompagnés sur les périodes périscolaires et extrascolaires.
Près du Cap, à l’école Georges-Roux, certains sont en situation de handicap moteur et, lors de la pause méridienne, Jovanie, Anaïs et Élodie sont à leur chevet. « Je suis votre préféré », rigole Adam, 10 ans, très taquin avec celles qui l’accompagnent depuis plusieurs années.
Nul besoin de hiérarchiser pour les trois animatrices, qui ont de l’affection à revendre pour chacun des petits écoliers. « C’est un métier énergivore, surtout mentalement, et ce n’est pas facile tous les jours, acquiesce Jovanie. Mais les liens qui se créent sont forts, on s’attache énormément à eux ».
La réciproque est vraie, tant les marques d’affection des enfants sont nombreuses. Autant de gestes qui ne trompent pas.
Treize ARH ont aujourd’hui reçu une formation spécifique et sont en poste dans la commune. Une profession loin d’être vaine, avec toujours en ligne de mire l’objectif d’accompagner et d’aider à grandir les petits écoliers.


