Le soleil est à son zénith, quelques habitués vont et viennent dans le bassin de 50 mètres lorsque, non loin de ce dernier, la voix singulière et bienveillante de Florence Ferrari se fait entendre : « Bravo mes titis ! », « Vous êtes les plus forts ! », « C’est très bien mon Youyou » … Des encouragements et des félicitations, toujours.
ETAPS (1), Florence est détentrice d’un diplôme d’État supérieur à l’autisme. Grâce à cette qualification, elle peut accueillir les personnes atteintes de troubles du spectre autistique sur ces ateliers adaptés. « Ils ont besoin de ce travail spécifique, assure l’éducatrice. Un enfant autiste peut apprendre. De manière différente, mais il peut sans problème entrer dans les apprentissages ».
Pour se faire, Florence s’attarde sur chacun des 56 bénéficiaires du programme. Ils ont entre 2 et 43 ans, sont naturellement tous différents et, au-delà des activités, c’est l’approche auprès de ces derniers qui doit être adaptée. Florence développe : « Ce qui va marcher avec un autiste ne va pas forcément marcher avec un autre. Au même titre que ce qui va marcher un jour avec l’un, ne marchera peut-être plus le mois suivant ».
« … Ils ne sont plus dans l’échec mais dans la réussite… »

« Leur trouver une activité, ce n’est pas simple »
Un éternel recommencement donc, mais un suivi minutieux et de forts liens créés sur la durée. « Ils sont tellement attachants. Lorsqu’ils vous donnent leur confiance, vous pouvez aller au bout du monde avec eux ». Au-delà de celle des enfants, l’éducatrice a gagné la confiance des parents. « Ce n’est pas facile de trouver une activité sportive pour les petits comme les nôtres, témoigne Assia, maman du petit Ismaël. Même avec toute la bonne volonté du monde, lorsque l’on a un groupe d’enfants et qu’on n’est pas formé aux troubles dys, ce n’est pas simple de trouver la bonne posture ».
Appuyée par un autre ETAPS sur chaque séance et par neuf bénévoles formés, Florence l’a trouvée. Toujours positive, elle sait être assertive lorsqu’il faut l’être, sans ne jamais oublier sa mission première : aider et accompagner ses protégés. « Ce qu’elle fait pour nos enfants, c’est très important pour nous. Ils ne sont plus dans l’échec mais dans la réussite. Elle les aide à mieux grandir, et ça me touche beaucoup ».
(1) Éducatrice Territoriale des Activités Physiques et Sportives

