Édifiée en 1385, la chapelle Saint-Esprit a accueilli la confrérie des Pénitents Blancs en 1591. Elle est un des lieux d’inhumation des Antibois du XVIe au XVIIIe siècles.
Sous la chapelle, des vestiges de maisons romaines et du matériel en céramique ont été découverts. C’est à cet emplacement que la première cathédrale d’Antibes aurait été construite à l’époque de Saint Armentaire, premier évêque de la ville, au Ve siècle. (1)
Lors de la Révolution française, la chapelle devient un « bien national » et est réquisitionnée par l’armée. Les soldats de Napoléon Ier y seront emprisonnés lors du débarquement de l’Empereur à Golfe-Juan, en mars 1815.
Désaffectée, la chapelle accueille une école mutuelle de 1821 à 1824.
Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1945, avec la cathédrale Notre-Dame et la tour Grimaldi.
Dans les années 1980, la Ville entreprit d’importantes recherches archéologiques et travaux de rénovation. Lors de la séance du 15 octobre 1985, le conseil municipal, qui se réunissait alors à l’étroit dans l’actuelle salle des mariages, au sein de l’Hôtel de Ville, décida de s’installer dans la chapelle pour « siéger dans de meilleures conditions » (2).
La dernière campagne de rénovation, en 2023, a permis d’installer des caméras, des micros, des écrans et des dispositifs d’insonorisation pour améliorer les conditions de réunion au sein de la salle et de retransmission du conseil municipal sur les réseaux sociaux de la Ville.
(1) Le musée d’Archéologie propose en ce moment, jusqu’au 21 juin, de découvrir les premiers résultats des nouvelles recherches menées dans la chapelle. Savoir + en cliquant ici.
(2) Délibération consultable sur le site des archives municipales d'Antibes Juan-les-Pins.
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