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Port Gallice, une renaisssance "Bleu, blanc, vert"

Les travaux de modernisation achevés propulsent le port dans un environnement écologique exemplaire

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Un port trois couleurs : bleu, blanc, vert.
C’était le cap fixé par l’atelier d’architectes Philippe Prost lorsqu’il s’est vu confier, il y a dix ans, par la Chambre de Commerce et d’Industrie (1) et la Ville d’Antibes, le chantier de modernisation du port Gallice.
Le bleu méditerranéen encore plus bleu, grâce à une gestion exemplaire des rejets d’hydrocarbures.
Le blanc, c’est celui des bâtiments historiques du port Gallice, réalisés en 1968 par Guillaume Gillet, dans une architecture moderne respectée et totalement mise en valeur par le projet de rénovation.
Le vert, celui d’un port adapté aux changements climatiques et surplombé d’un jardin-belvédère accessible aux visiteurs, offrant une vue imprenable sur le blanc et le bleu…

Aujourd’hui, le projet est abouti. Il aura coûté 18 M€, financés par la CCI.
"Le regard nous a beaucoup guidés, parce qu’avant, ni le port, ni la mer n’étaient visibles depuis la promenade qui les surplombe. Nous avons rétabli la vue avec un grand jardin suspendu, complanté d’essences adaptées aux changements climatiques, choisies en liaison avec les spécialistes de la villa Thuret (2), et tout cela a bien poussé. Les places de stationnement ont été végétalisées ; elles laissent l’eau s’inltrer et offrent un tapis vert à la vue ", nous explique Philippe Prost.
Progressivement, on assistera à une densification de la végétalisation du site qui n’échappera pas à l’oeil.

CONCILIER ARCHITECTURE ET ENVIRONNEMENT

Le chantier, mené en plusieurs phases, a aussi permis de moderniser tous les réseaux enterrés pour une meilleure gestion de l’eau et la récupération des hydrocarbures.
La jetée a été rehaussée afin d’écarter les risques de submersion marine. Sa pente a été inversée pour permettre de recueillir les eaux et de les renvoyer directement dans un système performant et enterré de dépollution.
Autre progrès, plus économique celui-là, les bâtiments blancs restaurés sont désormais tous occupés par des activités liées à la vie du port.
Ce projet, qui réconcilie architecture et environnement, n’est pas passé inaperçu au plan national. Il a été récompensé par le prix réHAB, conjointement décerné par les ministères de la Culture et de l’Environnement, et il est en cours de labellisation "Architecture contemporaine remarquable" par la Direction régionale des affaires culturelles, pour la qualité de sa rénovation et sa valorisation comme oeuvre architecturale d’intérêt public.

(1) Les ports Gallice et Vauban ont été confiés par la Ville d’Antibes, en délégation de service public, à la CCI.
(2) La villa Thuret est une antenne antiboise de l’INRAE – Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement.

le portgallice.com