Ce lundi 24 août à 18h30, Antibes Juan-les-Pins vous invite à célébrer le 82e anniversaire de sa Libération
Au programme :
- 9h : dépôt de gerbe à la Stèle du Pont de la Brague en mémoire des Résistants 960 route de Nice
- 10h : dépôt de gerbe au monument de la Croix Rouge en mémoire des Déportés 14 av des Martyrs de la Résistance
18h30 : Cérémonie Stèle du 8 mai
Avec la participation de l’Harmonie Antiboise dirigée par Anne THAL
- Arrivée en cortège des autorités, des porte-drapeaux et d’une délégation de La Madelon Bleu Azur
- Allocutions
- Dépôt de gerbes
- "La Marseillaise"
- Clôture en musique par l’Harmonie Antiboise
- Rafraîchissements
21h : Bal populaire - Kiosque de la Place Nationale
22h15 : Feu d’artifice entre le Fort Carré et la Brague (route du bord de mer fermée entre le Fort Carré et la Siesta dans les 2 sens)
Récit
Le 24 août 1944, Jour J de la Libération d’Antibes
Depuis le 8 septembre 1943, Antibes est occupée par les troupes allemandes. Mais en ce mois d’août 1944, alors qu’une chaleur estivale plombe la ville, le vent de la victoire se met à souffler. Le 15 août, les forces Alliées de la coalition ont débarqué sur les côtes de Provence et les troupes américaines progressent en direction du bassin antibois. L’oreille collée à leur poste radio, les 18 000 Antibois qui peuplent encore la cité après de nombreuses évacuations, suivent les développements sur les émissions de radio nationales transmises depuis La Brague.
« ... Le moral des troupes d’occupation est au plus bas.Les Allemands ont fait sauter la plus grande partie du port d’Antibes dans la nuit du 20 au 21 août 1944. L’opération a été retardée de 24 heures grâce à une coupure téléphonique exécutée la veille par la Résistance. Dans l’aprèsmidi du 23 août, c’est le phare de la Garoupe qui est détruit par les Allemands, emportant avec lui plus de 100 ans d’histoire ». « Alors que l’explosion résonnait dans la baie de Salis, les pêcheurs locaux ont levé les yeux de leurs cannes à pêche et ont regardé le principal phare de leur ville s’incliner et s’effondrer... »
Cette destruction spectaculaire et symbolique du phare d’Antibes précède de quelques heures le reflux des Allemands en direction de Nice et les heures de la Libération d’Antibes. Sur le terrain de la Résistance, le capitaine de réserve, Auguste Vérine, alias « Gustel » est à la tête du réseau des FFI d’Antibes.
Le 24 août 1944, avec ses hommes, il attaque les dernières troupes allemandes stationnées sur son secteur. Par cette action, et celle de 300 patriotes des groupes d’action locaux, il est le principal artisan de la Libération de notre ville, capturant plus de 200 soldats allemands qui furent remis à l’armée américaine. C’est lui également qui installe le Comité de Libération à la mairie d’Antibes.

